63e anniversaire de l'anéantissement de Dresde

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63e anniversaire de l'anéantissement de Dresde

Message par Admin le Lun 7 Avr 2008 - 14:54

Les nationalistes allemands ont comme chaque année commémoré l'anéantissement de la ville de Dresde par l'aviation anglo-américaine. Commencés le 13, les bombardements finirent le 15 février. En deux jours les "libérateurs" avaient tué plusieurs dizaines de milliers de civils, s'attaquant délibérément à une ville qui n'avait pas plus de protection que d'intérêt stratégique.
Il est dans la nature des choses que les terroristes règnent par la terreur.


Des extrémistes ont tenté de s'opposer à la marche pacifique des nationalistes. 150 gauchistes ont tenté d'approcher les 750 militants nationalistes allemands. De violents affrontements ont éclaté, malgré l'important dispositif policier (1 600 membres des forces de l'ordre mobilisées) mis en place.
Vingt personnes ont été arrêtées.
3 000 personnes ont participé à la cérémonie commémorative, en hommage aux habitants de Dresde morts dans un véritable holocauste.

C'est moins le nombre de morts causés par les dictatures se réclamant du communisme que la comparaison (en fait, l'assimilation) avec le nazisme qui a suscité une polémique en France. De nombreux auteurs et commentateurs se sont étonnés que Courtois axe sa préface sur une comparaison-assimilation avec le nazisme, alors qu'aucune des contributions n'évoquait la question.

Stéphane Courtois compare ainsi le nombre de victimes attribuées au communisme aux morts causés par le nazisme. Il renvoie dos à dos le « génocide de race » nazi et ce qu'il nomme le « génocide de classe » communiste12, négligeant que quantité de chefs communistes sont eux-mêmes d'origine noble ou bourgeoise, et que beaucoup de membres des classes privilégiées n'ont pas été inquiétés du moment qu'ils reniaient leurs origines pour se rallier à eux. Le communisme étant pour ses partisans une idéologie égalitaire et humaniste à la différence du nazisme, plusieurs historiens - à commencer par plusieurs auteurs de l'ouvrage - sont en désaccord avec Courtois sur sa méthode et sa conclusion. Par exemple, selon Nicolas Werth : « Plus on compare le communisme et le nazisme, plus les différences sautent aux yeux. »13.

Ainsi, Annette Wieviorka, directrice de recherche au CNRS, écrit dans Le Monde du 27 novembre 1997 que « Stéphane Courtois dresse une comparaison de la prise de conscience du génocide juif et de celle du communisme qui n'est qu'un tissu de contrevérités ou d'approximations », soulignant notamment que la Shoah n'est devenue un objet privilégié de la recherche historique que dans les années 1970 et ne s'est imposée dans la mémoire collective que dans les années 1980. Elle cite aussi François Furet (qui aurait dû rédiger la préface s'il n'était pas décédé prématurément) : le génocide des Juifs a « l'affreuse particularité d'être une fin en soi ».

Cette assimilation est également dénoncée par Benoît Rayski dans son livre L'enfant juif et l'enfant ukrainien. Réflexions sur un blasphème14. Au-delà de la personne de Courtois, Rayski vise plus particulièrement certains intellectuels comme Alain Besançon, Ernst Nolte, Jean-François Revel qu'il accuse de vouloir décomplexer l'Occident à propos de la question du nazisme, afin de promouvoir leur propre anti-communisme.
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