Ultra gauche Breton

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Ultra gauche Breton

Message par breizhchaos88 le Dim 11 Mai 2008 - 18:15

Ultragauche. Ces Bretons qui inquiètent la police




Ils sont à gauche de l’extrême gauche, rejettent tous les partis, ont
la haine du capitalisme et de l’État. Certains sont partisans de la
lutte armée. La police, inquiète, multiplie saisies et interpellations.
Cocktails Molotov, explosifs, attentats, vols à main armée... Les
pistes mènent notamment à Rennes et à Nantes.








Dans la BMW, les policiers ont retrouvé une vraie bombe en kit
: fils électriques reliés à une pile de 9 volts, minuteur électrique,
inflammateur de type « détaupeur », et du triacétone triperoxyde
(TATP), un explosif artisanal très instable, le même que celui utilisé
dans les ceintures des kamikazes palestiniens ou irakiens. Ce 25
novembre 2007, à Toulouse, les trois apprentis artificiers, deux jeunes
hommes et une jeune femme, ne disent pas un mot. La police les
identifie sans peine. Elle tient trois militants de l’ultragauche,
issus de la « mouvance autonome » de la région rennaise et nantaise. Braquages et tentative d’attentat

Le trio est fiché. Daphnée C., 22 ans, originaire du Morbihan, s’est
illustrée en s’introduisant à Nantes, début mars 2007, avec une
vingtaine d’autonomes, dans le consulat du Danemark en soutien à un
squat anarchiste de Copenhague. Randal V., 21 ans, repéré à
Saint-Nazaire, lors des événements anti-CPE. Il logeait dans un « squat
politique ».




Grégoire M., 23 ans, Rennais déjà connu pour de petits délits.
Tous ont été remarqués à Toulouse lors des manifestations anti-LRU (loi
relative aux libertés et responsabilités des universités). Les deux
jeunes hommes sont également recherchés pour une série de six à huit «
braquages minables » commis en octobre dernier dans la région rennaise.
La PJ rennaise soupçonne le trio d’avoir enfin commis une tentative
d’attentat contre la direction régionale des Douanes, le 8 novembre. La
voiture incendiée, stationnée contre l’édifice où veillait un
fonctionnaire de permanence, avait été piégée. Mais les trois
bouteilles de gaz placées à l’intérieur n’avaient pas explosé. Un nouvel explosif... pour des coffres-forts

Les enquêteurs ont également fait le rapprochement avec des attentats
similaires commis à Nantes et à Toulouse au printemps 2007. Pour la
série toulousaine, l’instruction est déjà bouclée. Elle met le trio
hors de cause pour les différentes tentatives d’attentat. La police
présente les trois compères comme de simples voyous, accomplissant
leurs forfaits sous couvert de lutte contre le grand capital, « plus
révoltés que révolutionnaires ». Selon l’enquête, les trois mis en
cause seraient descendus à Toulouse « pour se mettre au vert ». Ils
auraient profité du conflit étudiant pour dérober du matériel
informatique à la fac et jouer les agitateurs. Quant à l’explosif,
toujours selon l’enquête, le trio était en train de tester un nouveau
dosage... pour s’attaquer à des coffres-forts. « Leur référence, c’est Action directe »

À Toulouse, on évoque « davantage les Pieds nickelés qu’un dangereux
groupuscule terroriste ». Tout le monde ne partage pas cette opinion. «
Leur silence dénote une démarche qui n’est pas celle de paumés,
interprète une source proche du dossier. Ils ont agi par conviction.
Ils estiment ne pas avoir à s’expliquer, car ils ne reconnaissent pas
la légitimité de l’appareil judiciaro-policier. Leur référence, c’est
Action directe. D’ailleurs, ils s’en revendiquent. Ils en suivaient la
trajectoire, même s’ils ne leur arrivaient pas à la cheville ». « Il y
a un décalage énorme entre ce qui est présenté par la police et la
réalité des faits, s’agace l’un des avocats du trio. D’ailleurs, s’ils
sont si graves, pourquoi l’enquête n’a-t-elle pas été confiée à
l’antiterrorisme ? Pourquoi les différents dossiers n’ont-ils pas été
joints ? ». Une soixantaine à Rennes
En
France, les Renseignements généraux estiment à « plusieurs centaines »
le nombre d'« anarcho-autonomes » actifs et très mobiles. Leurs
bastions : Rennes, où ils seraient une soixantaine, Nantes, Toulouse,
Grenoble et la région parisienne. « Tous ces militants baignent dans
une idéologie révolutionnaire. Certains ont l’idée de passer à des
choses un peu plus concrètes », résume un policier. Une autre source
note que « le lendemain de l’interpellation du trio, le noyau qui
tenait le mouvement anti-LRU rennais lâchait tout et disparaissait dans
la nature, signant la fin du mouvement ». Daphnée C. a été libérée et
reste sous contrôle judiciaire. Randal V. et Grégoire M. sont
incarcérés en Ille-et-Vilaine. En théorie, ces deux derniers risquent,
pour les braquages, la cour d’assises et la réclusion criminelle à
perpétuité.


« Cette théorie du complot, c’est du fantasme ! »


Le danger de voir ressurgir des clones d’Action directe, brandi par la
police et notamment la ministre de l’Intérieur il y a quelques
semaines, exaspère le petit monde autonome. « Dès qu’il y a des
débordements, on nous stigmatise et on brandit cette menace, dénonce
Michel (*), 23 ans, militant et squatteur à Rennes. Cette théorie du
complot, c’est du fantasme. On veut nous diaboliser ». Sur internet, où
la mouvance compte de nombreux relais d’information, le ton est le même
: « Cette stratégie vise à nous faire peur, à nous isoler, à nous
diviser et à nous discréditer. On veut faire taire un mouvement qui
grossit et qui dérange politiquement ». « Un cas isolé »

Contrairement à ce qui s’est produit à la suite d’interpellations
similaires en France ces derniers mois (lire ci-contre), aucun comité
ne s’est formé pour soutenir Daphnée, Randal et Grégoire. Très
méfiants, ceux qui les ont croisés dans les squats rennais sont peu
enclins à parler à la « presse bourgeoise ». Pour les quelques «
autonomes » qui ont accepté de nous rencontrer, cette affaire est « un
cas isolé » : « C’est une erreur de jeunesse. Ils ont voulu jouer un
peu trop ». « La lutte contre le capital : voyez où cela l’a mené... »

La mère d’un des trois interpellés a été « soufflée » par cette affaire
: « Nous savions que notre fils faisait des choses répréhensibles, mais
nous ne savions pas quoi. C’était un élève très brillant. Le système
scolaire l’a cassé. Très tôt, il a quitté l’école. Il n’a pas son bac.
Il s’était installé à Toulouse quelques mois avant les faits. Il était
inscrit aux Beaux-Arts de Tarbes. Ces derniers mois, il avait épousé
des causes politiques radicales. Il parlait de lutte contre le grand
capital. Voyez où cela l’a mené. On ne défend pas des idées politiques
de cette façon. Cela n’a brisé que lui et n’a servi à rien. Lui était
un peu paresseux. Il voulait gagner de l’argent facilement. Il se
définissait comme un voleur, un Robin des Bois. Il situe son
basculement au moment des manifestations anti-LRU, où il a rencontré
beaucoup de monde, et de l’élection présidentielle ». L’arrivée de
Nicolas Sarkozy à l’Elysée aurait joué, en quelque sorte, le rôle de «
détonateur ». Pour la mère de ce jeune homme, le retentissement de
cette affaire n’a « pas lieu d’être ». « Il n’y a pas d’organisation
derrière eux. Il s’agit juste de jeunes en souffrance, qui n’arrivent
pas à s’insérer et que personne n’a aidés. Ce ne sont que des copains
d’infortune, des jeunes qui sont mal et qui ont essayé de mauvaises
choses ». * Aucun des « autonomes » rencontrés n’a souhaité donné son véritable prénom.


Une "mouvance anarcho-autonome" : le spectre d'Action Directe



Quelle est donc cette " mouvance anarcho-autonome " qui inquiète tant la police ? Enquête dans la nébuleuse de l'ultra gauche.




"Nous voulons la démission du gouvernement, l'abrogation de ce régime
politique et l'instauration d'un gouvernement provisoire." La
revendication de cet étudiant en col Mao, sandales et lunettes rondes
n'est pas extraite des archives de Mai 68. La scène se déroule en plein
mouvement anti-CPE, devant le hall B de l'Université de Rennes 2, le 3
avril 2006. Et elle ne suscite, parmi les quelque 4.000 participants de
cette AG, aucune raillerie, aucun éclat de rire. Bien au contraire. Les
appels à la grève générale, à "changer de démocratie", à "tout faire
péter s'il le faut" rencontrent un franc succès auprès de l'assistance.


Anti-CPE, anti-LRU et anti-Sarko
C'est
au cours de cette année 2006 que les "autonomes" font parler d'eux. Ils
sont une dizaine, guère plus, entourés d'une centaine de sympathisants,
à jouer les agitateurs lors des AG étudiantes, à tenter de faire
dégénérer les manifestations. "Nous sommes tous des casseurs",
proclament-ils sur une banderole, après s'être ouvertement déclarés
favorables à l'affrontement avec les forces de l'ordre.
Un an et
quelques mois plus tard, à Rennes, ils sont une cinquantaine lors du
mouvement anti-LRU, qu'ils "confisquent", selon l'expression d'un
observateur, aux syndicats étudiants. Marc Gontard, président de Rennes
2, dénonce ces "professionnels de la révolution", et leurs méthodes
musclées. "Ils sont extrêmement violents, rapportait dans nos colonnes,
en novembre dernier, une ancienne cadre rennaise d'un syndicat
étudiant. Ils ont frappé des représentants de syndicats étudiants. Je
les ai également vus de mes yeux vendre des cocktails molotov." Rennes,
où quelques éléments auraient, selon la police, tenté de créer un
groupe armé, n'est pas le seul foyer actif. D'autres groupes violents
de l’ultra gauche ont déjà été identifiés à Nantes, Toulouse et dans la
région parisienne. Toujours selon la police, ils se sont illustrés au
cours des manifestations violentes qui ont émaillé les élections
présidentielles et l'accession de Nicolas Sarkozy au pouvoir.

Squats, émeutes, sabotages...
Depuis
les premiers événements, tous ces groupes sont placés sous étroite
surveillance. C'est "une priorité opérationnelle" pour les
Renseignements généraux, qui leur trouvent un point commun. Tous
appartiennent à une "mouvance anarcho-autonome". Un nom qui renvoie aux
années 70. Squats, émeutes, sabotages et pratique clandestine de la
lutte armée "contre l'Etat bourgeois et le capitalisme".
Tous ces
groupes, autonomes, sont restés dans l'amateurisme. Sauf un. Action
Directe, qui commettra hold-up et plusieurs dizaines d'attentats de
1979 à 1987, allant jusqu'à l'assassinat du général Audran (1985) et du
PDG de Renault, Georges Besse (1986).

"L'ébullition sociale ne fait que commencer"
Pour
Michel (1), militant et squatteur (2) à Rennes, "Action Directe,
c'était une dérive. Pour moi, la révolution, ce n'est pas une minorité
qui la mène (...) Oui, on essaie de préparer la révolution, mais ce
n'est certainement pas en cherchant à s'armer. Nous ne sommes pas
cagoulés, en train de comploter !" Il poursuit : "Il y a certainement
des gens qui pensent ne plus avoir grand-chose à perdre, et qui se
disent : "Pourquoi ne pas passer à l'action ? " Pour eux, la prison, ce
n'est pas forcément pire (...) A Rennes 2, il y a 20.000 étudiants qui
savent qu'ils n'auront pas de boulot en sortant de la fac…" Une de ses
camarades martèle : "C'est peut-être vain ce qu'on fait, mais on ne
peut pas rester là à attendre, à rien faire. Etre individualiste à 20
ans, ce n'est pas possible. A cet âge, on a le temps de penser au monde
dans lequel on vit. On a le temps d'essayer de construire des choses.
Nos parents, qui ont des crédits à payer, des enfants à charge, n'ont
pas ce luxe." "On sent qu'il y a de plus en plus de tensions sociales,
constate Michel. Mai 68 ? Des mouvements comme ça se répètent. On n'en
est pas encore là. Cela commence à bouger. L'ébullition ne fait que
commencer. On sent bien que nos actions ont de plus en plus de
résonance. On est sur une pente ascendante."

(1) Aucun des "autonomes" rencontrés n'a souhaité donné son véritable prénom.
(2)
Dans ces squats, ils essaient de vivre collectivement, "de façon à ce
que le moins de monde possible travaille de manière salariée, pour ne
pas avoir à engraisser le capital". "On est comme des rats. On vit des
restes de la société. On récupère et on répare nous-mêmes beaucoup de
choses. On organise des concerts, des projections, une cantine
populaire...
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